Champollion et l'écriture hiéroglyphique
L 'Égyptien appartient à la famille des langues chamito-sémitiques, c'est à dire à la fois africaines et orientales.
Dès son apparition, vers 3150 av. J.-C., l'écriture égyptienne présente les principes théoriques qui perdureront à travers son évolution, jusqu'à sa disparition , au IVe siècle ap.J.-C. Champollion le Jeune naît à Figeac en 1790. Très jeune, il se passionne pour l'Égypte et étudie les langues orientales (hébreu, copte, arabe, ...).
C'est à partir de la pierre de Rosette qu'il effectue en 1822 une première lecture des
hiéroglyphes. Il consacrera toute sa vie à l'approfondissement de sa connaissance
de la langue et de la civilisation égyptienne.
Champollion participera de 1828 à 1830 à une mission franco-toscanne avec Rossilini.
Sillonnant la vallée du Nil jusqu'à Abou Simbel, ils procédèrent à des relevés
architecturaux et épigraphiques de tous les monuments qu'ils rencontraient.
L'ensemble de ces données fit l'objet d'une importante publication :
"Monuments de l'Égypte et de la Nubie".
Il fonde le département d'égyptologie du Louvre en 1826; et en 1831, un an avant sa mort, Louis-Philippe le nomme professeur au Collège de France.
La pierre de Rosette.
Ce décret bilingue de Ptolémée V Épiphane (196 av.J.-C.) découvert à Rosette en 1799 par un officier français de la campagne d'Égypte, est rédigé en caractères Hiéroglyphiques,
démotiques et grecs.
A partir du texte, rédigé en trois écritures, de la pierre de Rosette, Champollion; parvient à établir une liste de noms de souverains étrangers, notant que les signes employés sont exclusivement phonétiques.
Appliquant sa méthode à des pharaons plus anciens, il parvient à lire les noms
de Touthmôsis et de Ramsès, et reconnaît que le système se compose à la fois de signes phonétiques et d'idéogrammes.
|